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Road Trip : 15 Jours en Colombie

INFORMATIONS & UTILITÉS

Formalités : un passeport pour les Européens et les Suisses, valable 6 mois avant la date retour.
Pas de visa nécessaire, pour un séjour inférieur à 90 jours.
On a passé la douane et le contrôle de santé rapidement : comptez une vingtaine de minutes.

Devise : Peso Colombien (COP) / Décalage Horaire : -7h en été & -6h en hiver

Meilleure Saison : la saison sèche, se situe de décembre à mars : il est donc préférable de s’y rendre à ce moment-là. Les températures sont douces et le temps est sec, sauf en Amazonie où il faudra privilégier la période de juillet à octobre.

Santé : Fièvre Jaune > vaccin obligatoire pour le trek de la Cité Perdue,
Hépatite A & B / Rage / Typhoïde > vaccins recommandés pour longs séjours,
Paludisme > traitement fortement recommandé.

Électricité : un adaptateur de type A / B est indispensable. La tension en Colombie est plus basse qu’en Europe, mais je n’ai eu aucun souci, sans transformateur. En revanche, à partir de 22h, jusqu’à 6h, dans les zones pauvres, l’électricité est coupée (et des fois même dans les grandes villes, ça peut sauter) : anticipez la charge de vos appareils.

Assurance Chapka (avec COVID) : 62€ pour un Cap Assistance 24h/24 par personne pour 16 jours (3,88€ par jour).

Internet : une carte de l’opérateur Claro est indispensable.
Vous pouvez la prendre directement à l’aéroport pour 57,000COP (soit 12,50€) pour 10Go pour 15 jours.

Langue : téléchargez à votre arrivée Google Traduction.
J’ai été étonnée, mais aucun Colombien ne parle anglais… Sauf les guides à Medellín & Bogota.

PARCOURS & TRANSPORT

Vols Internationaux ✈️

Nous avons pris un vol direct depuis Paris (CDG) jusqu’à Bogota (BOG) avec Air France via Showroom Privé (11h de vol). Nous avons payé 1125€ par personne (en très haute saison car vacances scolaires pour les Colombiens, avec 23kg bagages compris, aller/retour).

Vol Internes 🛩

Notre séjour étant express (parcourir un pays qui fait deux fois la France en 15 jours) nous avons opté pour 3 vols domestiques via les compagnies Avianca & Viva Air. Le premier vol jusqu’à Riohacha était compris dans notre excursion pour le trek via Allibert Trekking. Les deux autres, nous ont permis de rejoindre Medellín puis Bogota en nous faisant gagner une journée à chaque fois. Il faut compter 45€ par personne par vol avec un bagage de 20kg en soute et un bagage de 12kg en cabine.

Transports 🚕

Pour ce voyage, nos déplacements se sont fait au feeling. Vous lirez tout et n’importe quoi sur les sites parlant de la Colombie… Chaque région à sa manière de fonctionner avec ses propres transports publics et privés. Vous trouverez plus de détails dans l’itinéraire : nous avons pris des taxis, des bus, des métros, des télécabines, des bateaux, nos pieds pour bouger et tout était safe.

ITINÉRAIRE & SPOTS

Il est quasiment impossible de faire la Colombie en 15 jours… On a enlevé beaucoup d’arrêts, de villes et de spots.
On a donc choisi en fonction de notre budget et pour avoir autant des sensations que des temps de relaxation.

Jour 1 à 4 : Parcourir le Désert de la Guajira 🏜

Pour toute la première semaine de notre voyage, nous avons fait confiance à Allibert Trekking. L’agence s’est occupée de nous réserver le vol interne de Bogota (El Dorado) à Riohacha, ainsi que du transfert pour rejoindre notre hôtel et la nuit d’hôtel. Tout s’est très bien passé, nous étions excitées de faire nos sacs pour partir dès le lendemain très tôt.

On embarque dans un gros pick-up, accompagnées par trois Colombiens et une Suisse. Nous voilà parties direction le Désert de la Guajira (qui se partage entre la Colombie et le Venezuela) en commençant par la Route d’Uribia : porte d’entrée de cette région encore très méconnue. Et nous voilà arrivées au premier spot que j’attendais : les Salines de Manaure.

Ces salines appartiennent à des familles locales qui vivent sur les dons que l’on fait, pour faire des photos ou être guidé avec des explications par exemple. Le ramassage se fait avec des techniques ancestrales quotidiennement. Tout le monde met la main à la pâte : des grand-parents jusqu’aux enfants. 75% de la production revient à la Colombie.

On continue notre chemin et après deux heures de route, on découvre Cabo de la Vela. C’est plus une région, qu’un arrêt à proprement parler. En effet, en continuant la route, vous découvrirez la Rainbow Beach (Arcoiris en colombien), mais il est interdit de s’y baigner et le cadre n’est pas vraiment enchanteur car beaucoup de vent.

On se dirige alors vers le Pilon de Azucar. Ici, il faudra utiliser vos jambes pour grimper sur cette montagne religieuse. Beaucoup de personnes se recueillent là-bas. Personnellement, c’est plus le point de vue qui m’a intéressé : j’adore ce contraste de mer et de désert. C’est dépaysant et en même temps interloquant mais attention au vent et aux personnes qui ont le vertige…

Pour continuer cette excursion, on fera un stop à Ojo de Agua, qui est une plage très peu fréquentée donc vraiment agréable (allez-y pour le sunset). Puis on enchaîne avec les Dunes de Taroa où vous pourrez y faire une descente sur une plage pour atterrir directement dans… la Mer des Caraïbes. Cette pause est vraiment la bienvenue.

La suite de l’excursion n’est pas vraiment intéressante, j’ai trouvé Puntas Gallinas assez sale et les plages de Mayapo trop touristiques, avec des femmes qui font du forcing pour vous faire des massages… Dites que vous ne comprenez pas dans ce cas-là, ça fonctionne toujours. Puis on a dû rentrer sur Palomino.

Je vous conseille cette expérience pour deux principales raisons : dormir au moins une fois dans sa vie à la belle étoile dans un hamac, c’est vraiment unique (au cas où, il y a des hébergements rustiques). Même si c’est dur mentalement (chiens qui passent en dessous, moustiques, ronflements du voisin…), je le referai car dormir à la locale a une saveur spéciale.

La seconde raison : rencontrer les Wayuus (appelés aussi Guajiros). Cette ethnie est inhospitalière : pas d’éducation, pas de loi ni police (leur système judiciaire est inscrit au Patrimoine Immatériel de l’Humanité), leur propre langue et pas de contraception. Ce sont d’ailleurs les femmes qui sont au coeur de tout : elles gèrent les dépenses et transmettent les rites sacrés.

Jour 5 à 8 : Faire le Trek de la Cité Perdue 🌳

Toujours via Allibert Trekking, on entame certainement l’expérience la plus forte émotionnellement à ce moment de ma vie : faire un trek et pas n’importe lequel. Si vous aviez rêvé comme moi d’être archéologue, de découvrir des trésors ou ce genre d’histoires, vous serez émerveillé de découvrir cet endroit caché de la planète.

La Cité Perdue est située au coeur de la Sierra Nevada de Santa Marta : c’est la plus haute montagne du monde en bord d’eau ! Rien que ça… Et on est prêtes à l’aborder durant ces quatre jours avec stress, excitation, sérénité, émerveillement, tout mélangé. On prend d’abord des forces au village de Mamey puis on attaque ce premier jour.

Sur le chemin, vous trouverez des pourcentages pour illustrer l’avancement jusqu’à des hébergements en fonction de forme physique. Le premier jour se veut très chaud et sec, avec une très grosse montée, mais finalement pas si long : 7,8 kilomètres en trois heures. On arrive alors à la Cabaña de Adán pour se doucher dans une rivière d’eau de source.

Notre guide, Pataconcito, nous apprend beaucoup de choses sur les plantes. Par exemple, le Caracoli est l’arbre utilisé pour construite les canoës, mais aussi que cette région est peuplée par trois civilisations : les Kogui, les Malayo (mélange entre les Wiwa & les Kankuamo) et les Arhuaco. Ils vivent pour Mère Nature : la Pachamama (tatouage que je me ferai à Medellin plus tard).

Après une bonne nuit de sommeil (oui, les dortoirs sont plus confortables que dans le désert de la Guajira) on part à 6h du matin pour attaquer le second jour, avant que la chaleur soit insoutenable. 17 kilomètres et 8 heures de marche nous attendent au milieu des bêtes et des indigènes. On traverse des villages, des cours d’eau, la journée passe très vite.

Le soir, on a pu apprendre de nouvelles choses sur les plantes comme les Camarones (en forme de crevettes) qui peuvent donner beaucoup d’eau, les Bastochino qui permettent de faire baisser la fièvre, les Bouton d’Or qui peuvent donner du lait ou encore les Borachero (en forme de trompette) qui hypnotisent et soulagent les cancers.

Mais aussi, l’histoire de la coca. Cette plante est sacrée pour les indigènes. C’est en 1973, que les fermiers comprennent le processus de fabrication de la cocaïne et commencent à détruire la nature. Le gouvernement à alors commencé à détruire les champs de façon manuelle, mais c’est une plante qui pousse très vite…

À la base, il fallait 3 mois avant le ramassage. Mais une variété venant du Pérou a réduit à 40 jours ce temps. Et la chaîne est assez simple : séchage, puis mise en miettes pour les broyer et les mélanger à de l’essence pour ensuite la faire cuire et la transformer en pâte. C’est à partir de là que le business est arrivé et à ravager une grosse partie de ce territoire.

Après une nouvelle bonne nuit au Paraíso Teyuna, nous sommes aux portes de la Cité Perdue. Perchée à 1250m d’altitude avec 1200 marches pour l’atteindre (10% seulement, sont encore originales) on a hâte de voir cette Merveille du Monde (selon moi). Mais on a encore 17 kilomètres et 8h de marche prévu pour cette journée, donc on prend notre temps.

Lorsque l’on arrive sur le premier plateau, que l’on appelle La Guayera, on comprend l’énergie de cet endroit. Sachez que seulement 60% de ce site a été découvert mais, que les 40% cachés le resteront, car les indigènes refusent que les fouilles continuent sur leur terre sacrée. 400 personnes y vivaient dans les années 70 (encore !) et c’est en 2000 qu’il a été rendu aux indigènes.

Attention, ne comptez pas venir en septembre, même si je sais que c’est tentant, car le site est fermé pour le libérer de toutes ces mauvaises énergies, des mauvaises personnes qui viendraient à flouer ce sol (je pense particulièrement aux personnes qui font le trek à dos de mules plutôt que de marcher…) et avec 260 plateaux, ça demande du temps.

Le personnage central de cet endroit ? Le Mamo (actuellement Romualdo). C’est lui qui se connecte avec la Pachamama. C’est d’ailleurs avec un rituel qu’ils ont abandonné les lieux, car trop maudit avec la tuberculose importée par les colons… Ils sont partis précipitamment, car on a retrouvé beaucoup de bijoux de valeur et de l’or sur ces terres.

Après ces quatre heures fortes en émotion, il est temps de reprendre le chemin inverse pour rentrer… On dort alors à la Cabaña Wiwa où on rencontre Alejandrino. Ils nous expliquent ce qu’est le Poporo : un outil que l’on donne aux hommes pour leur apporter sagesse, énergie et savoir. On apprend aussi que les deux pics sur leurs maisons représentent le Pic Cristobal et le Pic Bolivar.

Puis le lendemain, on termine nos derniers pas : au final, 50km, et c’est le 3e jour le plus dur, car on a des ampoules, mal au dos, on voit la Cité Perdue, mais on a 15km derrière à enchaîner… C’est une expérience vraiment, mais vraiment unique, que ça soit pour le dépassement de soi, la connexion avec la nature et la rencontre avec les indigènes.

Je partage avec vous, ce que j’ai vraiment pris dans mon sac de trek (l’agence nous a donné une liste trop longue, on a laissé 1/3 au 1e campement que l’on a récupéré sur le retour) : 2 brassières, 2 shorts, 2 maillots de bain, 1 legging, 1 polaire légère, 1 paire de sandales, 1 paire de chaussures de marche légère, 4 paires de chaussettes, 1 paire de lunettes de soleil, 1 casquette, 1 gourde, 1 lampe frontale, 1 paire de bâtons, 1 drap-sac, 1 rouleau de papier toilette, 1 serviette en microfibre & matériel photo/vidéo si vous souhaitez.

Pour une femme, il faut réfléchir à une trousse de toilette un peu plus fournie que celle d’un homme. Voici tout ce que j’ai utilisé durant ces 4 jours : 1 crème solaire corps & visage, 1 déodorant, 1 gel douche & 1 shampooing solides, 1 rasoir (si vous n’avez pas fait l’épilation définitive comme moi), 1 dentifrice & 1 brosse à dents, 1 crème anti-frottements (anti brûlures et ampoules), 1 lotion nettoyante, 1 sérum, 2 cotons réutilisables & 1 oriculi.

On vous préconise une trousse à pharmacie. On n’a pas utilisé la notre (à part 4 pansements pour ampoule et l’anti-moustiques) car on nettoyait nos bobos dans les rivières d’eau naturelle le soir. Mais au cas où : antalgique, anti-inflammatoire, antibiotique à large spectre, antidiarréique, antivomitif, antitussif, veinotonique, anti-paludique, somnifère léger, désinfectant, pommade anti-brûlure, pansements, collyre, tire-tique, steri-strip, pince à épiler, pastilles pour purifier l’eau, répulsif contre les moustiques.

Jour 9 à 11 : Se prendre pour une pirate à Carthagène des Indes 🏴‍☠️

Après une semaine d’émotions intenses entre ces deux treks, il est temps de faire une pause au large de la Mer des Caraïbes : direction Carthagène des Indes. Et plus particulièrement une île située en face : Tierra Bomba. Un peu surprises, car en réalité, toutes les îles ont un mood à faire la fête avec de la musique toute la journée, que vraiment un moment de détente et de bien-être.

On a apprécié cette journée sur des transats entre amies, mais heureusement, nous avions prévu que deux nuits (dont la première où nous sommes arrivées tard du retour du trek et très fatiguées aussi). Je vous conseille de le faire, car ça n’est qu’à une dizaine de minutes de traversée depuis la ville et ça coupe un peu le fait d’avoir la vue sur la Skyline.

On peut donc entamer notre découverte de cette ville connue dans le monde entier pour ces couleurs. Mais pas que… Ce bord de mer est entouré d’une grande muraille pour la protéger des invasions pirates. Et pleine de contradictions, elle se compose de deux parties : la vieille ville que l’on appelle la Ciudad Amurallada et la ville moderne que l’on appelle la Boca Grande.

Nous nous sommes concentrées sur le quartier historique le premier jour avec la Torre del Reloj, cette tour de style néogothique accompagnée de son horloge fut importée de Suisse il y a 65 ans. Puis nous avons continué avec la Place de los Coches qui représente la porte d’entrée de la vieille ville car entourée de maisons coloniales avec des balconnets de toutes les couleurs.

Vous ne pourrez pas passer à côté de la Cathédrale Santa Catalina de Alejandría : c’est le clocher de toutes les cartes postales. Ces couleurs orangées sont un vrai spectacle au moment du coucher du soleil. Et nous avons terminé la journée en se baladant autour des murailles. Cette prouesse architecturale date de 1586 !

Nous avions décidé de consacrer notre seconde journée au quartier de Getsemani. Connu pour ses rues fleuries, mais surtout pour son art urbain, nous avons été surprises de voir quasiment tout fermé. En réalité, il faut le faire la nuit, mais étant un peu loin de notre hôtel, on a profité du peu d’affluence pour faire des photos et rentrer pour profiter d’un massage.

Jour 12 & 13 : Se relaxer à Guatapé 🏞

Après cette parenthèse colorée, il est temps de prendre un vol interne pour rejoindre Medellin. Mais nous avions besoin de faire une pause « nature » ; nous avons donc continué jusqu’à Guatapé qui est à 1h30 en voiture. C’est ici que nous avons trouvé notre plus bel hôtel au coeur même de la relaxation. Mais je vous rassure, il y a quand même des choses à voir.

Même si l’hôtel est incroyablement beau et la vue de la piscine alléchante, nous voulions voir l’unique spot qui donne de l’intérêt à ce village : la Piedra del Peñol. Il vous en coûtera 20000COP pour l’entrée (4,70€) et quelques 740 marches plus tard, vous pourrez admirer la vue, mais aussi toute l’histoire qu’a apporté cette anomalie naturelle.

En effet, cet énorme rocher tout arrondi pointe le bout de son nez entouré par un lac turquoise. Le Peñon de Guatapé (c’est aussi comme ça qu’il se fait appeler) a eu des théories : météorite ? volcan éteint ? On ne sait pas vraiment… Quoiqu’il en soit, ce « monument » donne une énergie particulière. Ce n’est pas pour rien qu’il est devenu sacré pour les indigènes.

Une fois votre visite terminée, vous pouvez prendre une Moto Chivas (un tuk tuk) pour rejoindre le village le plus coloré de toute la Colombie. En effet, il est entièrement décoré avec des Zocalos. Ce sont ces peintures qui recouvrent tous les murs des maisons, boutiques et autres bâtiments. Et pourtant, cette oeuvre d’art date seulement de l’année 2000…

La vraie histoire débute dans les années 20 : José Maria Parra décide de peindre sa maison pour Pâques. Ses voisins adorent l’idée et on fait de même. Dans les années 70, suite à une énorme inondation, qui allait détruire toutes ces maisons, les habitants ont décidé de les replacer ailleurs. Puis, en 2000 pour le bicentenaire, le maire a demandé à tous les habitants de décorer leur maison d’un zocalo.

C’est un stop obligatoire dans votre itinéraire. Vraiment ce village, même s’il est petit, mérite un arrêt dans chacune de ses rues. Les habitants sont adorables, vous avez beaucoup de restaurants végétariens et bons ce qui rajoute du charme supplémentaire. Je conseille d’y aller en semaine, comme nous, car il n’y avait presque personne. Ce qui n’est pas le cas des week-ends apparemment…

Jour 14 & 15 : Arpenter les rues de Medellin 🚠

Après cette pause colorée, nous voilà reparties pour la vraie ville. Et pas n’importe laquelle… À la base, nous avions prévu de nous balader dans un peu toute la ville mais, nous n’avons pas trouvé ça joli. Mise à part les stations de métro que je vous recommande car ponctuels, propres et safes. C’est 1900COP le trajet (0,45€) avec la carte donc clairement rentable.

Je ne vais donc pas vraiment vous parler de Medellin, mais plutôt d’un quartier qui m’a touché par son histoire, ses rues, ses arts et ses vibes : la Comuna 13. Ce quartier a ouvert ses portes au tourisme, il y a seulement six ans. Je vous conseille donc d’y aller tant qu’il est encore authentique. En revanche, allez-y avec un guide, car certaines rues sont encore très dangereuses.

Tout à commencé dans les années 60… En effet, ce quartier est situé dans une zone stratégique : proche de la sortie de la ville et de l’entrée sur la région d’Uruba. Dans les années 90, les FARCS et l’ELN (la guérilla) prennent son contrôle. C’est pourquoi, en 1991, c’était le quartier le plus dangereux de la planète. Car en plus, c’est le début du narcotrafic.

Au final, c’était l’anarchie la plus complète, ajouté de la violence : la police n’y mettait plus un pied. Pour palier à ce problème, le gouvernement lance, en 2002, l’opération Orion. Trois jours de drame : des centaines de morts de civils, des centaines de corps disparus qui ont tous été mis dans une fosse commune sur la montagne d’en face…

Ce n’est seulement qu’à la fin des années 2000 que le quartier s’apaise. De là, va naître l’art de la rue ce qui va rendre hommage à cette commune en remettant une cohésion sociale au travers du graffiti. Et c’est même en 2013, que la ville va être nommée comme la plus innovante du monde avec l’installation de son métrocable et de ses escaliers électriques.

Encore en 2018, les visites ne se faisaient que le matin, car des heurts pouvaient avoir lieu après. Mais aujourd’hui, les familles expliquent à leurs enfants les conséquences de la drogue. On ne fait d’ailleurs pas mention de Pablo Escobar, tout simplement, car il avait la main mise sur les Comuna 8 & 9. C’est la visite qui m’a le plus touché de tout le voyage.

Jour 16 & 17 : Apercevoir la capitale Bogota 🏙

Notre voyage commence déjà à toucher à sa fin… Bogota n’était pas dans mon top des villes à voir. C’est une capitale encore assez dangereuse, plutôt froide et dont les distances à pied sont longues et pas vraiment agréables. Je peux vous conseiller le quartier de Chapinero, ainsi que le Mercado de las Pulgas d’Usaquen et enfin La Candelaria.

Le quartier de Chapinero est sans doute l’endroit le moins dangereux, mais c’est aussi sans doute celui où il n’y a pas grand-chose à voir… En revanche, vous pourrez régaler vos papilles, car c’est ici que l’on trouve les meilleurs restaurants de la ville et assez bon marché. Toutes mes adresses sont un peu plus bas dans l’article.

En ce qui concerne le Mercado de las Pulgas d’Usaquen, ce n’est ni plus ni moins qu’un endroit sympathique pour y faire son shopping. Il est collé à notre quartier, donc nous y sommes allées en bus, mais revenues à pied. Et c’est en réalité très loin… On m’a arrêté plusieurs fois pour me demander de ranger mon appareil photo. Bref, j’ai connu des atmosphères plus sympathiques.

Enfin, quelques heures avant de prendre notre vol, on décide de faire une dernière halte historique dans le quartier de La Candelaria. Lui-même assez connu pour son art de rue, nous avons privilégié la découverte gustative. En effet, il n’y a pas moins de 400 variétés de fruits en Colombie. Impossible de retenir tous les noms, mais c’est très bon !

Ce centre historique a été fondé en 1538 et il faisait bon d’y vivre jusqu’en 1948. Date à laquelle Jorge Eliécer Gaitán Ayala était candidat à l’élection présidentielle (le seul non corrompu) mais qui a été tué, ce qui entraîna une guerre civile d’une dizaine d’années… Les riches sont donc partis, laissant place aux sans-abris et fauteurs de trouble.

La place la plus connue : la Plaza de Bolivar. Avec sa superficie de 14000m2, elle est entourée par le Palais de Justine, la Cathédrale Basilique Métropolitaine, le Capitole et le Palais des Congrès. Un peu plus loin, vous trouverez la Maison Présidentielle, qui est surprotégée donc inaccessible. Cet arrêt bref était intéressant bien que je n’ai pas eu de coup de coeur pour cette capitale.

HÔTELS & HÉBERGEMENTS

Vous avez tous les types de logements en Colombie : de l’auberge jusqu’au palace.
Nous avons vécu cet écart : lors des deux treks nous avons dormi dans des hamacs ou des lits entourés par des moustiquaires ;
puis dans les grandes villes on a privilégié le confort car les hébergements sont abordables dans ce pays !

Movich Buró 26
Avenida 26, 110001, Bogotá
54€ la nuit
Chambre Lit Queen-Size – PDJ Compris

Localisation : +++ / Service : ++ / Rapport Qualité – Prix : ++

Hôtel Taroa
Cl. 14 ##77, Riohacha, La Guajira
38€ la nuit
Chambre Standard – PDJ Compris

Localisation : +++ / Service : + / Rapport Qualité – Prix : ++

EcoHôtel Playa La Roca
Carretera Santa Marta – Riohacha, Kilometro 69, Palomino
71€ la nuit
Chambre Double – PDJ Compris

Localisation : ++ / Service : + / Rapport Qualité – Prix : ++

Vista Mare Beach House
Isla de Tierra Bomba, Cartagena de Indias
131€ la nuit
Cabane Luxueuse – PDJ Compris

Localisation : ++ / Service : ++ / Rapport Qualité – Prix : ++

Casa Del Arzobispado
Cra. 5 #34-52, Cartagena de Indias
345€ la nuit
Classic Room – PDJ Compris

Localisation : +++ / Service : +++ / Rapport Qualité – Prix : ++

Bosko
Vda. Los Naranjos, Guatapé
231€ la nuit
Deluxe Mushroom – PDJ Compris

Localisation : +++ / Service : +++ / Rapport Qualité – Prix : +++

23Hotel
Cra. 34 ##5g 62, Medellín
99€ la nuit
Chambre Standard – PDJ Compris

Localisation : +++ / Service : +++ / Rapport Qualité – Prix : +++

Four Seasons Casa Medina Bogota
Ak. 7 ##69a-22, Bogotá
550€ la nuit
Superior Room – PDJ Compris

Localisation : ++ / Service : +++ / Rapport Qualité – Prix : +

RESTAURANTS & CAFÉS

Comme pour les hébergements, au niveau de la nourriture, je dirais que nous avons eu de tout :
mais 100% végétarien, même durant les treks, donc agréablement surprise. Dans les villages vous aurez de la food assez classique, simple (riz, tomate, patacon) et dans les villes vous aurez d’excellents restaurants.

Mr Parrilla – Riohacha
~ 10€ pour 2 pax
Food : + / Cadre : + / Service : ++

Rancho del Sol – Riohacha
~ 30€ pour 2 pax
Food : ++ / Cadre : ++ / Service : +++

Hadasa – Carthagène des Indes
~ 5€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

Gelateria Tramonti – Carthagène des Indes
~ 3,30€ pour 3 boules
Food : +++ / Cadre : + / Service : ++

Pizzeria Fernandez Madrid – Carthagène des Indes
~ 5€ pour 2 pax
Food : ++ / Cadre : ++ / Service : ++

Don Ignazio – Carthagène des Indes
~ 40€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

Libertario Coffee – Carthagène des Indes
~ 5€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

Soloio Bistro – Carthagène des Indes
~ 40€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

Florez Garden – Medellín
~ 50€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

El Botanico – Medellín
~ 50€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

Café Rico – Bogota
~ 20€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

Osk Peru – Bogota
~ 80€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

Cantina La 15 – Bogota
~ 20€ pour 2 pax
Food : + / Cadre : ++ / Service : +++

Storia d’Amore – Bogota
~ 30€ pour 2 pax
Food : +++ / Cadre : +++ / Service : +++

BUDGET & ALTERNATIVES

Pour ce voyage, nous avons dépensé 3000€ par personne, pour 17 jours, en très haute saison. Vous pouvez faire baisser les coûts en partant hors saison, mais dans ce cas, ne comptez pas sur le trek de la Cité Perdue, car en temps de pluie, c’est très très difficile. Si vous voyagez de façon économe, en enlevant les billets d’avion, je dirais qu’avec 1000€ pour 15 jours vous pouvez passer un agréable séjour.

Bien entendu, je ne conseille pas de faire moins de 15 jours… En revanche, si vous avez un mois devant vous, voici toutes les choses que j’aurais rêvé faire : la région de Mongui avec son parc national, son Grand Canyon Chicamocha et son village Barichara ; la région de Salento avec son village, sa Cocora Valley et son Désert de Tatacoa, puis s’attarder sur les villes de Santa Marta, Medellín & Bogota.

Vous pouvez retrouver toutes mes adresses sur l’app Mapstr avec @marion.bertorello !

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